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Hypothèque en Espagne : Ce qu’il faut savoir avant d’acheter en 2026

Mis à jour le: 8 décembre 2025

Temps de lecture: 21,7 min

Comprendre l’hypothèque en Espagne : définition, rôle et cadre légal

En Espagne, le terme hypothèque (hipoteca) désigne la garantie légale que vous donnez à la banque lors d’un prêt immobilier. Contrairement à une idée reçue, l’hypothèque n’est pas le prêt lui-même, mais un droit inscrit sur le bien, qui permet à la banque de le saisir si vous ne remboursez pas.

Hypothèque ≠ prêt bancaire

L’hypothèque est une garantie réelle adossée au bien immobilier, formalisée chez le notaire, puis inscrite au registre foncier (Registro de la Propiedad). Elle permet à la banque, en cas de défaut, de revendre le bien aux enchères pour récupérer les sommes dues.

  • Forme obligatoire : acte notarié + enregistrement public.
  • Exécution rapide : la banque peut engager une procédure judiciaire accélérée si l’emprunteur ne paie plus.
  • Responsabilité personnelle : même après saisie, si la vente ne couvre pas la dette, vous restez personnellement redevable du solde.

En Espagne, la dette hypothécaire n’est pas limitée à la valeur du bien.

Principales différences avec la France

Comparaison des garanties bancaires : Espagne vs France
Critère 🇪🇸 Espagne 🇫🇷 France
Type de garantie Garantie réelle obligatoire (hypothèque enregistrée) Surtout caution bancaire (type Crédit Logement)
Responsabilité de l’emprunteur Responsabilité illimitée sur tous vos biens Responsabilité encadrée selon le type de garantie
Forme juridique Hypothèque = garantie légale liée au bien Peut être hypothèque, PPD ou caution

Type de garantie

🇪🇸 Espagne : Garantie réelle obligatoire (hypothèque enregistrée)

🇫🇷 France : Surtout caution bancaire (type Crédit Logement)

Responsabilité de l’emprunteur

🇪🇸 Espagne : Responsabilité illimitée sur tous vos biens

🇫🇷 France : Responsabilité encadrée selon le type de garantie

Forme juridique

🇪🇸 Espagne : Hypothèque = garantie légale liée au bien

🇫🇷 France : Peut être hypothèque, PPD ou caution

À retenir

  • L’hypothèque espagnole est une garantie inscrite, pas le prêt.
  • Elle engage fortement votre patrimoine.
  • Elle nécessite acte notarié et inscription foncière pour être valide.
  • Elle se distingue fortement du système français, notamment en matière de recours bancaire.

Vous n’avez pas le temps de tout lire ?

En Espagne, l’hypothèque est une garantie légale notariée, inscrite au registre foncier. Depuis 2019, les frais notariés, de registre et la taxe AJD sont payés par la banque ; l’emprunteur reste responsable de l’expertise, des assurances et de certains frais annexes.

Les prêts à taux variable peuvent inclure des clauses plancher ; les pénalités de remboursement anticipé sont encadrées. En cas de défaut de paiement, la responsabilité dépasse le bien et peut engager d’autres biens, y compris à l’étranger.

Les intérêts d’emprunt sont déductibles si le bien est loué et que vous êtes résident UE. L’hypothèque réduit aussi la base imposable à l’impôt sur la fortune.

Avant de signer, vérifiez la valeur estimée (tasación), le TAEG, la durée du prêt, et les clauses liées. Faites-vous accompagner par un avocat ou courtier pour sécuriser l’opération.

Processus de mise en place : notaire, registre et validité du contrat

Rencontre avec un professionnel pour valider un contrat immobilier en Espagne, incluant notaire, registre et processus légal

Signature notariée obligatoire : l’acte qui donne valeur légale à l’hypothèque

En Espagne, toute hypothèque doit être formalisée devant un notaire pour être juridiquement valide. Cette étape est indispensable : c’est la signature notariée du prêt hypothécaire qui officialise l’accord entre la banque et l’emprunteur.

Avant la signature, la banque transmet au notaire :

  • l’offre de prêt (conditions financières, durée, taux, clauses),
  • les modalités spécifiques de l’hypothèque,
  • et les documents annexes requis.

Le notaire agit comme tiers indépendant. Son rôle est de garantir que l’emprunteur comprend bien l’ensemble des implications du contrat, notamment les conditions de remboursement, les conséquences en cas de défaut, et les droits liés à l’hypothèque.

Inscription au registre foncier : une étape cruciale pour activer l’hypothèque

Une fois l’acte signé, l’hypothèque doit être inscrite au “Registro de la Propiedad” (registre foncier espagnol). Cette inscription rend la garantie officielle, publique et opposable aux tiers, y compris d’autres créanciers ou acheteurs potentiels.

Tant que cette formalité n’est pas accomplie :

  • la banque ne peut pas faire valoir l’hypothèque en cas de non-remboursement,
  • le bien n’est pas juridiquement lié au prêt,
  • l’emprunteur reste seul responsable sans que le bien soit saisi automatiquement.

L’enregistrement est généralement effectué par le notaire dans les 2 à 6 semaines suivant la signature.

Depuis l’entrée en vigueur de la directive européenne sur le crédit immobilier, les emprunteurs bénéficient en Espagne d’un délai légal de réflexion de 10 jours calendaires minimum avant la signature définitive.

Durant cette période :

  • la banque fournit la FISE (Fiche d’Information Standardisée Européenne), qui récapitule les caractéristiques du prêt : taux, mensualité, durée, assurance, frais, modalités de remboursement anticipé…
  • le notaire doit proposer un rendez-vous gratuit de conseil, obligatoire, pour expliquer le contrat à l’emprunteur et s’assurer qu’il est bien informé.

Ce système vise à renforcer la transparence du processus de prêt et à protéger les non-résidents, qui ne maîtrisent pas toujours le système bancaire espagnol.

  • Le prêt hypothécaire espagnol n’a de valeur légale qu’après signature notariée.
  • L’hypothèque devient effective uniquement après inscription au registre foncier.
  • Le notaire joue un rôle central dans la vérification, la transparence et la protection de l’emprunteur.
  • Un délai de réflexion obligatoire permet d’éviter tout engagement précipité.

Répartition des frais hypothécaires : qui paie quoi depuis 2019 ?

Depuis 2019, le cadre légal espagnol concernant les frais liés à une hypothèque a été profondément modifié.

L’objectif : mieux protéger l’emprunteur, en transférant plusieurs coûts majeurs à la charge des banques. Cette évolution bénéficie aussi aux non-résidents, souvent moins familiers avec les subtilités du droit espagnol.

Ce que la banque paie désormais

La loi espagnole prévoit que la majorité des frais liés à la constitution de l’hypothèque sont à la charge de l’établissement prêteur.

Concrètement, cela comprend :

  • La taxe AJD (Actos Jurídicos Documentados), anciennement payée par l’emprunteur, désormais supportée par la banque.
  • Les frais de notaire liés à l’acte de prêt hypothécaire.
  • Les frais d’enregistrement au registre foncier (Registro de la Propiedad).
  • Les frais de gestion administrative éventuels.

Ces règles s’appliquent à tous les emprunteurs, y compris les non-résidents étrangers.

Ce que l’emprunteur continue de payer

Malgré cette évolution favorable, certains frais restent à la charge de l’acheteur-emprunteur. Il est donc important de les anticiper dans votre budget global :

  • L’expertise du bien (tasación) : demandée par la banque pour évaluer la valeur réelle du bien. Comptez en moyenne 300 à 600 €.
  • L’assurance habitation (souvent obligatoire pour débloquer les fonds).
  • L’assurance décès-invalidité, si exigée (souvent intégrée à l’offre bancaire).
  • Les frais de dossier ou commissions bancaires, lorsqu’elles existent (négociables dans certains cas).
  • Les frais de change ou de transfert, si vos revenus ne sont pas en euros.

À noter : ces frais ne sont pas toujours présentés de manière transparente, d’où l’intérêt de passer par un courtier expérimenté ou de demander un devis détaillé à chaque banque.

Conséquences fiscales pour les non-résidents

Pour les résidents fiscaux espagnols, certains frais liés à l’hypothèque peuvent être déduits en cas d’investissement locatif. Mais pour les non-résidents, le régime fiscal est plus restrictif :

  • Les frais d’hypothèque (expertise, assurance, commissions) ne sont généralement pas déductibles dans le cadre de l’impôt espagnol sur les non-résidents (IRNR).
  • Seuls les intérêts d’emprunt peuvent parfois être partiellement déduits si le bien est mis en location et que vous êtes résident fiscal dans l’UE.
  • Il est donc crucial d’obtenir un avis fiscal personnalisé avant de structurer votre financement.
  • Depuis 2019, les principaux frais hypothécaires sont à la charge de la banque.
  • L’acheteur paie encore l’expertise, l’assurance, et certains frais annexes.
  • Les non-résidents ne peuvent pas toujours déduire ces frais fiscalement, sauf cas particuliers.

Clauses sensibles et pièges à éviter dans un contrat hypothécaire

Signature d’un contrat hypothécaire en Espagne avec explication des clauses sensibles et pièges à éviter

Même si le cadre légal espagnol a évolué en faveur de l’emprunteur ces dernières années, certains contrats hypothécaires comportent encore des clauses délicates ou des conditions moins favorables. Une lecture attentive et, idéalement, un accompagnement professionnel sont donc fortement recommandés, surtout pour les non-résidents.

Cláusula suelo : le piège du plancher de taux

La cláusula suelo, ou clause plancher, est une disposition qui empêche le taux d’intérêt de descendre en dessous d’un certain seuil, même si l’indice de référence (Euribor) chute.

Bien qu’encadrée depuis plusieurs années par la Cour de justice de l’Union européenne, elle peut encore apparaître dans certaines offres, en particulier celles à taux variable ou mixte.
Son effet ? Vous continuez à payer un taux élevé, même en période de baisse des marchés.

Conseil : refuser systématiquement toute clause plancher, surtout si le prêt est à taux variable.

Pénalités de remboursement anticipé : que dit la loi ?

Les banques espagnoles peuvent appliquer des frais en cas de remboursement partiel ou total du prêt avant terme. Toutefois, des plafonds légaux ont été fixés :

  • 0,15 % à 0,25 % du capital remboursé, selon que le prêt est à taux variable ou fixe.
  • Cette pénalité est limitée à une durée maximale de 5 ans à partir de la signature dans la plupart des cas.

Certaines banques peuvent proposer la suppression de cette clause, en échange d’un taux légèrement plus élevé. Là encore, il est important de négocier et comparer les conditions.

Assurances imposées : obligatoires ou facultatives ?

Beaucoup d’offres bancaires incluent des produits croisés, comme :

  • une assurance vie ou décès-invalidité,
  • une assurance habitation,
  • ou encore une carte bancaire ou compte spécifique.

Légalement, vous pouvez les refuser, à condition de souscrire une assurance équivalente auprès d’un autre assureur. Cependant, les banques réduisent souvent le taux d’intérêt si vous acceptez leurs produits, ce qui peut représenter une économie significative.

Astuce : comparez le coût total du crédit avec et sans assurances bancaires pour faire un choix éclairé.

Contrats à surveiller : attention aux petits caractères

Soyez particulièrement vigilant face à certains points :

  • Taux variable avec plancher : dangereux en cas de baisse de l’Euribor.
  • Assurances non transparentes : clauses floues, exclusions nombreuses, coût élevé.
  • Frais cachés : commissions d’ouverture, frais de virement, frais mensuels sur le compte lié…

Pour éviter les mauvaises surprises, exigez une FISE complète, lisez chaque clause et n’hésitez pas à faire relire le contrat par un expert indépendant, surtout si vous signez à distance.

  • Refusez toute clause plancher sur un taux variable.
  • Négociez les pénalités de remboursement anticipé si vous prévoyez de solder le prêt avant terme.
  • Les assurances bancaires ne sont pas obligatoires, mais peuvent réduire votre taux.
  • Attention aux frais annexes dissimulés dans les contrats.

Risques juridiques pour l’emprunteur en cas d’impayé

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, contracter une hypothèque en Espagne implique une responsabilité personnelle étendue, qui va bien au-delà du simple bien financé. En cas de défaut de paiement, les conséquences peuvent être importantes, surtout pour les emprunteurs étrangers.

Une responsabilité illimitée : pas de “clé sur la porte”

En Espagne, l’hypothèque n’est pas une limite à la responsabilité. Cela signifie que si le bien est saisi et vendu aux enchères mais ne couvre pas la totalité de la dette, l’emprunteur reste redevable du solde.

Par exemple :

  • Si le bien est vendu 200 000 € alors que vous devez encore 250 000 €,
  • Vous restez débiteur des 50 000 € restants, majorés d’intérêts et de frais.

Cette règle s’applique même si vous êtes non-résident, et elle ne dépend pas de votre pays de résidence fiscale.

Saisie sur d’autres biens et revenus (même hors d’Espagne)

En cas de défaut persistant, la banque peut engager une procédure judiciaire pour :

  • faire saisir d’autres actifs en Espagne,
  • demander l’exécution du jugement dans votre pays (France, Belgique, Suisse…), via les mécanismes européens de coopération judiciaire.

Les règlements européens facilitent l’exécution transfrontalière des décisions de justice : la banque espagnole peut donc légalement faire saisir un bien ou un compte bancaire à l’étranger si elle obtient un titre exécutoire.

C’est l’un des risques majeurs ignorés par de nombreux investisseurs étrangers : une hypothèque espagnole peut avoir des conséquences juridiques dans votre pays d’origine.

Non-résidents : un risque sous-estimé

Les non-résidents sont parfois tentés de “laisser tomber” en cas de problème, pensant que leur éloignement les protège. Or, les banques espagnoles disposent :

  • d’accords de recouvrement,
  • de procédures européennes simplifiées,
  • de moyens d’action via des cabinets spécialisés à l’international.

Il est donc crucial de mesurer objectivement sa capacité de remboursement, en tenant compte :

  • de la variation possible des taux (en cas de prêt variable),
  • de l’évolution de la situation professionnelle ou personnelle,
  • des charges globales (autres crédits, enfants à charge, fiscalité…).
  • En Espagne, la dette ne s’efface pas avec la saisie du bien.
  • En cas de défaut, d’autres biens ou comptes peuvent être saisis, y compris à l’étranger.
  • Les non-résidents sont également concernés par ces risques juridiques, via les mécanismes européens.
  • Il est essentiel de calibrer son prêt avec prudence et d’anticiper les aléas.

Fiscalité liée à l’hypothèque en Espagne

Conseillère analysant les implications fiscales d’un prêt hypothécaire en Espagne sur ordinateur avec graphiques financiers

Lorsque vous financez un bien immobilier en Espagne via une hypothèque, il est essentiel de comprendre les implications fiscales qui y sont associées. Si certaines niches fiscales ont été supprimées, il reste toutefois des optimisations possibles, notamment en matière d’impôt sur la fortune et de revenus locatifs.

Hypothèque et impôt sur la fortune : un allègement bienvenu

En Espagne, la valeur imposable d’un bien immobilier dans le cadre de l’impôt sur la fortune (Patrimonio) peut être réduite du montant du prêt hypothécaire en cours. En d’autres termes :

Dette hypothécaire = réduction de l’assiette taxable.

Par exemple :

  • Si vous achetez un bien à 600 000 € financé à 70 % par un prêt,
  • Seuls 180 000 € (soit 30 %) seront ajoutés à votre patrimoine taxable, et non la totalité de la valeur du bien.

Attention : cette déduction ne s’applique que si l’hypothèque est formellement enregistrée et que vous êtes redevable de l’impôt sur la fortune en Espagne (même en tant que non-résident, si vous dépassez certains seuils régionaux).

Résidence principale : plus de déduction depuis 2013

La déduction fiscale liée à l’acquisition de la résidence principale avec emprunt a été supprimée en 2013. Ainsi :

  • Il n’existe plus d’avantage fiscal pour les intérêts d’un prêt hypothécaire contracté pour l’achat de sa résidence principale en Espagne.
  • Cette règle s’applique aussi bien aux résidents qu’aux non-résidents.

Investissement locatif : des intérêts parfois déductibles

Si vous achetez un bien à des fins locatives, les intérêts de l’hypothèque peuvent être déduits des revenus locatifs imposables, à condition que vous remplissiez certains critères :

  • Être résident fiscal dans un pays de l’UE ou de l’EEE.
  • Déclarer correctement vos revenus en Espagne via le modèle 210 (IRNR).
  • Prouver que les intérêts sont bien liés à un bien générant un revenu locatif.

À noter : seuls les intérêts sont déductibles, pas les frais liés à l’ouverture du prêt ou les assurances.

Obligations fiscales : que doit faire un non-résident ?

Même sans résider fiscalement en Espagne, l’acquisition d’un bien immobilier financé par un prêt entraîne certaines obligations fiscales. En particulier :

  • Modèle 210 : à remplir pour déclarer les revenus générés par le bien (location ou occupation).
  • Paiement de l’IRNR (Impôt sur le revenu des non-résidents), même si vous n’avez aucun revenu locatif (un revenu théorique est calculé).
  • Déclaration du bien dans votre pays de résidence si votre législation l’exige.

Enfin, n’oubliez pas que les banques espagnoles transmettent certaines informations fiscales aux autorités, dans le cadre de l’échange automatique (CRS).

  • L’hypothèque réduit l’assiette de l’impôt sur la fortune espagnol.
  • Aucun avantage fiscal n’est prévu pour l’achat de la résidence principale.
  • Les intérêts sont déductibles pour les biens locatifs sous conditions strictes.
  • Le non-résident a des obligations déclaratives en Espagne, même sans revenu locatif.

Hypothèques et stratégies spécifiques : revente, mainlevée, prêts en devise

Obtenir un crédit hypothécaire en Espagne n’est que le début du cycle de vie du prêt. Dans certains cas, vous souhaiterez peut-être revendre le bien, solder l’hypothèque ou envisager des options financières alternatives. Ces situations exigent une bonne compréhension des implications juridiques et financières.

Revente d’un bien encore hypothéqué : que se passe-t-il ?

En Espagne, il est parfaitement possible de revendre un bien avant d’avoir terminé de rembourser le prêt. Toutefois, vous devrez dans ce cas solder l’hypothèque au moment de la vente, sauf si l’acheteur reprend le crédit par subrogation (subrogación hipotecaria), ce qui est rare.

Trois options principales :

  • Remboursement anticipé : vous soldez le capital restant dû avant ou au moment de la vente.
  • Rachat du prêt par l’acheteur : très peu courant, nécessite l’accord de la banque.
  • Subrogation interne : vous changez de banque pour obtenir un meilleur taux avant la revente.

Des pénalités de remboursement anticipé peuvent s’appliquer selon les conditions initiales du contrat

Mainlevée d’hypothèque : une étape souvent oubliée

Même après remboursement complet du prêt, l’hypothèque reste inscrite au registre foncier, sauf si vous effectuez une mainlevée (cancelación registral).

Procédure :

  • Demander un certificat de solde zéro auprès de la banque.
  • Passer chez le notaire pour officialiser la levée.
  • Faire inscrire cette annulation au Registro de la Propiedad.

Délais : 2 à 4 semaines en moyenne
Coût : environ 300 à 600 €, à la charge du propriétaire

Sans mainlevée, la mention hypothécaire peut bloquer la revente ou le refinancement.

Prêts en devise étrangère : à éviter sauf cas très spécifiques

Certaines banques proposent encore des prêts en devises étrangères (CHF, USD, GBP…), notamment pour les clients disposant de revenus réguliers dans ces monnaies. Toutefois, ce type de prêt est très risqué :

  • Volatilité du taux de change : la dette en euros peut exploser si votre devise se déprécie.
  • Complexité de gestion : suivi difficile, fluctuation des mensualités.
  • Moins de transparence dans les contrats.

Ce type de produit est à réserver aux profils très avertis, comme les expatriés avec revenus fixes dans la même devise.

Garanties croisées et montages franco-espagnols : possible mais rare

Dans certains cas très spécifiques, il est envisageable de structurer un montage transfrontalier, par exemple :

  • en mettant en garantie un bien situé en France (nantissement),
  • ou en obtenant un prêt dans son pays d’origine avec une hypothèque sur le bien espagnol.

Cependant :

  • Ces montages nécessitent des banques internationales ou des partenaires spécialisés.
  • Ils impliquent souvent des frais juridiques élevés et une complexité contractuelle importante.

Ils sont donc réservés à des profils patrimoniaux solides ou à des projets d’envergure.

  • La revente d’un bien hypothéqué est possible, mais nécessite le remboursement ou la subrogation du prêt.
  • La mainlevée est une formalité indispensable après remboursement total.
  • Les prêts en devises présentent des risques de change majeurs.
  • Les montages transfrontaliers restent exceptionnels et complexes à mettre en place.

Bien s’entourer pour sécuriser son projet hypothécaire

Deux femmes du service administratif devant un ordinateur

Contactez Olé Immobilier pour un accompagnement personnalisé, fiable et francophone.

Obtenir un crédit immobilier en Espagne, surtout en tant que non-résident, implique bien plus que de simples comparaisons de taux. S’entourer des bons interlocuteurs est essentiel pour éviter les erreurs coûteuses, sécuriser l’opération et négocier au mieux avec les banques espagnoles.

Pourquoi faire appel à des experts locaux ?

La réglementation espagnole diffère nettement de celle des pays francophones. Ainsi, l’assistance de professionnels spécialisés permet d’éviter les malentendus et de protéger vos intérêts à chaque étape du processus.

Les acteurs clés à solliciter :

  • Avocat (abogado) : il vérifie la validité des contrats, l’état juridique du bien (charges, urbanisme, titres de propriété) et vous assiste lors de la signature.
  • Courtier en crédit hypothécaire : il compare les offres, optimise votre dossier et négocie les conditions avec les banques, en tenant compte de votre statut de non-résident.
  • Conseiller fiscal : il anticipe les implications fiscales (impôt sur la fortune, IRNR, revenus locatifs), vous guide sur les déclarations obligatoires, et sur les montages éventuellement plus avantageux.

Traduction, clauses sensibles, documents : rien ne doit être négligé

Les documents contractuels, souvent en espagnol juridique, contiennent des clauses techniques complexes. Il est crucial de faire :

  • Traduire les contrats clés par un traducteur assermenté (notamment pour bien comprendre les clauses comme le taux plancher ou la pénalité de remboursement anticipé),
  • Vérifier les mentions légales obligatoires (TAEG réel, durée totale, frais),
  • Valider les produits liés imposés (assurances, cartes, domiciliation de revenus) qui peuvent impacter les conditions finales.

Vérifications clés avant de signer

Avant toute signature définitive, prenez le temps de vérifier :

  • Le rapport de tasación (évaluation officielle du bien) : base du financement.
  • Le TAEG (TAE en espagnol) : indicateur du coût réel du crédit.
  • La durée du prêt : cohérente avec votre âge, vos objectifs et votre budget.

Un accompagnement rigoureux permet aussi de respecter les délais (notamment pour la signature notariée) et d’éviter les mauvaises surprises postérieures à l’achat.

Accédez à nos autres ressources pratiques

Pour aller plus loin et compléter ce guide, consultez également :

Ces guides vous aideront à naviguer dans chaque aspect du processus de financement, étape par étape, et à faire des choix éclairés pour votre projet immobilier en Espagne.

  • Anticipez les spécificités locales : réglementation, fiscalité, pratiques bancaires
  • Appuyez-vous sur des professionnels compétents pour éviter les erreurs
  • Ne signez rien sans avoir tout compris et validé
  • Utilisez les bons outils et ressources pour structurer votre projet sereinement

Questions fréquentes

  1. Qu’est-ce qu’une hypothèque en Espagne ?
    Une hypothèque est une garantie prise par une banque sur un bien immobilier pour sécuriser un prêt. En cas de non-remboursement, la banque peut saisir le bien pour récupérer les sommes dues.
  2. Qui paie les frais de notaire et de registre ?
    En Espagne, les frais de notaire et d’enregistrement liés à l’hypothèque sont majoritairement à la charge de la banque depuis 2019. L’emprunteur ne paie plus la taxe AJD (Actos Jurídicos Documentados).
  3. Quels sont les risques si je ne rembourse plus mon prêt ?
    La banque peut saisir le bien et engager une procédure d’exécution hypothécaire. Si le prix de vente ne couvre pas la dette, l’emprunteur reste redevable du solde restant, sauf exceptions.
  4. La clause plancher est-elle encore légale ?
    Non. Depuis 2017, les clauses plancher (“cláusulas suelo”) abusives ont été interdites par la justice espagnole. Elles doivent être supprimées des contrats si elles existent encore.
  5. Peut-on déduire fiscalement les intérêts de l’hypothèque ?
    Oui, mais uniquement dans certains cas. Pour les non-résidents de l’UE qui louent le bien, les intérêts sont parfois déductibles de leurs revenus fonciers. Aucune déduction n’est possible pour une résidence secondaire.
  6. Comment faire une mainlevée d’hypothèque ?
    Une fois le prêt remboursé, il faut signer un acte de mainlevée chez le notaire et l’enregistrer au registre foncier. Cette démarche est à l’initiative de l’emprunteur et engendre des frais.
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